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Palazzo del Golestān à Téhéran : guide du musée Qajar

Tehran, Tehran District 12 Fifth Khordad Avenue Arg Sqr, Panzdah-e-Khordad St, Iran ★★★★☆ 0 views
Rania Nadal
Tehran District 12 Fifth Khordad Avenue Arg Sqr
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Des miroirs qui multiplient à l'infini des lustres en cristal, des faïences peintes à la main qui revêtent des cours entières, et des trônes incrustés de pierres précieuses : le Palais du Golestān de Téhéran ne se présente pas avec discrétion. Ce complexe royal, déclaré Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 2013, a été pendant des siècles le cœur du pouvoir persan, d'abord siège de la dynastie Zand puis résidence officielle de la dynastie Qajar, qui l'a habité et agrandi du tard XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle.

Le nom signifie littéralement « palais du jardin de roses », et le jardin central — aujourd'hui une cour ouverte aux visiteurs — conserve encore des fontaines et des parterres qui donnent une idée de l'apparence de cet espace lorsqu'il était réservé au regard du Shah. Le complexe n'est pas un bâtiment unique mais un ensemble de pavillons, de salles, de musées et de terrasses qui se développent autour de ce noyau vert au cœur du Bazar de Téhéran, dans le quartier historique de la ville.

La collection : entre miroirs et trônes impériaux

Le Golestān abrite aujourd'hui plusieurs musées thématiques répartis entre les différents pavillons. La salle la plus photographiée est sans aucun doute la Salle des Miroirs (Tālār-e Āyene), dont les murs et les plafonds sont entièrement recouverts de milliers de fragments de verre miroir disposés en motifs géométriques complexes. L'effet, surtout avec la lumière naturelle qui filtre par les fenêtres, est celui de se trouver à l'intérieur d'un prisme vivant. Cette technique décorative, appelée āyene-kāri, est l'une des expressions les plus raffinées de l'artisanat persan de la période Qajar.

Tout aussi imposant est le Trône du Soleil (Takht-e Marmar), un trône en marbre jaune décoré de bas-reliefs et d'inscriptions, situé dans un pavillon ouvert sur le jardin. Il a été commandé par le souverain Fath Ali Shah au début du XIXe siècle et est considéré comme l'un des symboles les plus reconnaissables de l'art Qajar. Les visiteurs peuvent l'observer de près et remarquer les détails sculptés dans les colonnes qui le soutiennent, représentant des figures humaines et des motifs floraux stylisés.

Les musées internes : photographie, ivoire et laque

À l'intérieur du complexe se trouvent des espaces d'exposition dédiés à des collections spécifiques. Le Musée de la Photographie conserve une collection d'images historiques datant des premières décennies de la photographie en Iran, dont beaucoup représentent la cour Qajar en poses officielles — un document visuel rare sur la vie de la dynastie. La photographie est arrivée en Perse étonnamment tôt : Naser al-Din Shah, qui a régné de 1848 à 1896, était un photographe amateur passionné et a contribué personnellement à l'archive royale.

Un autre pavillon abrite une collection d'objets en laque et en ivoire, y compris des boîtes, des plateaux et des instruments de musique décorés de miniatures persanes d'une finesse extraordinaire. Ces pièces témoignent de l'influence des échanges commerciaux et diplomatiques avec l'Europe et l'Asie de l'Est qui ont caractérisé la période Qajar. Chaque objet est accompagné de légendes en persan et en anglais, rendant la visite accessible même aux non-iranistes.

L'architecture : un hybride entre la Perse et l'Europe

Un des aspects les plus intéressants du Golestān du point de vue architectural est sa nature hybride. Les souverains Qajar, fascinés par l'Europe qu'ils ont visitée plusieurs fois, ont incorporé des éléments néoclassiques et baroques aux côtés des traditions constructives persanes. Le résultat est visible dans des façades qui mélangent des arcs en stalactites muqarnas avec des colonnes de style ionique, ou dans des salles de réception où des stucs dorés cohabitent avec des carreaux de Delft importés des Pays-Bas.

La Tour de l'Horloge, l'un des éléments les plus visibles du complexe de l'extérieur, a été ajoutée pendant la période Qajar et reflète cette synthèse stylistique. En marchant le long du périmètre du palais, il est possible d'observer comment les différents pavillons, construits à des époques différentes entre le XVIIIe et le XIXe siècle, dialoguent entre eux tout en conservant des caractéristiques propres.

Informations pratiques pour la visite

Le Palais du Golestān est situé dans le centre historique de Téhéran, facilement accessible à pied depuis la station de métro Panzdah-e Khordad (ligne 7). Le billet d'entrée au complexe principal est séparé de celui pour les musées internes, il est donc conseillé de vérifier à l'entrée quels pavillons sont inclus dans le prix de base et lesquels nécessitent un supplément. Prévoir au moins deux heures et demie pour une visite complète sans se presser.

Le meilleur moment pour visiter est tôt le matin en semaine, lorsque les groupes scolaires sont moins nombreux et que la lumière dans les salles des miroirs est plus intense. Le complexe est fermé le mardi. Apportez des chaussures confortables : les sols en marbre et les seuils des pavillons nécessitent de l'attention, et certaines zones se visitent en enlevant les chaussures. À l'intérieur de la cour principale, il y a un petit café où l'on peut s'asseoir parmi les rosiers et se reposer avant de s'attaquer aux pavillons secondaires.

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